Les
règles spéciales
Nous sommes presque prêts à débuter la partie. Mais avant de se
lancer dans l'arène, complétons nos
connaissances avec deux règles spéciales.
Roque
Le but du roque est de permettre la mise en sécurité du Roi tout en
rapprochant la Tour de ce qui est généralement l'arène des combats : le
centre de l'échiquier.
Pour pouvoir roquer, il faut réunir trois
conditions :
- le Roi et la Tour qui opèrent le roque n'ont
jamais bougé ;
- les cases
entre le Roi et la Tour sont dégagées ;
- le Roi n'est pas en échec et ne
passe pas par une case d'échec pendant la manœuvre.
Si ces
conditions sont réunies, le camp qui a le trait peut alors en un coup
déplacer son Roi de deux cases en direction de la Tour et positionner
cette dernière sur la case adjacente au Roi, à l'opposé de sa case de
départ.
Comme chaque camp dispose de deux Tours, il existe deux possibilités de
roque pour chacun.
Quand il y a deux cases entre le Roi et la Tour, on
parle de petit roque ; quand il y a trois cases qui séparent le Roi et
la Tour, on parle de grand roque. Fondamentalement, la règle du roque
est toujours la même qu'il s'agisse du petit ou du grand roque.
Naturellement, lorsqu'un camp a déjà roqué, il lui est impossible de le
faire de nouveau, puisque cela contreviendrait à la règle qui impose
que
le Roi n'ait jamais bougé.
Prise en passant
La prise en passant est la dernière règle du jeu qui manque à nos
connaissances. En dehors des joueurs de club, c'est souvent une règle
méconnue ou incomprise. Elle concerne le mouvement des pions.
Comme
nous l'avons vu précédemment, lorsqu’ils sont sur leur case d'origine,
les
pions ont la possibilité d'avancer au choix d'une ou deux cases.
Supposons qu'en avançant d'une case, un pion soit exposé à l'attaque
d'un autre pion. Dans ce cas, qu'advient-il de notre pion s'il est
poussé de deux cases ?
C'est à cette question que répond la « règle de la prise en passant ».
Si un pion avancé de deux cases passe dans son avancée par une case
contrôlée par un pion adverse, ce dernier a le droit, au coup suivant
uniquement, de prendre le pion « sur le passage ». Cette prise se
déroule de façon identique à celle qui serait effectuée si le pion
n'avait avancé que d'une seule case.
D'une certaine façon, cette règle
compense la relative immunité des pions qui avancent de deux cases en
comparaison à ceux qui n'avancent que d'une seule. Grâce à la prise en
passant, les pions sont sujets à la même attaque latente des pions
adverses qu'ils avancent d'une ou de deux cases.